mercredi 23 octobre 2013

Rencontres...

Dernière semaine du séjour, et plein d'images et de souvenirs déjà dans nos têtes !
Laissez-moi vous présenter quelques "figures" qui - parmi tant d'autres comme ceux et celles qui, à la demande ou spontanément, ont fait tous leurs efforts pour nous aider à trouver notre chemin - nous ont particulièrement marqués.

Vous connaissez déjà Mustapha, le collectionneur - vendeur  de tapis de Cappadoce.


A Konya, une étudiante en français nous a abordés en nous entendant parler et nous avons dialogué un long moment.

Voici une jeune femme, croisée à Antalya. Elle aidait ses parents dans leur boutique de tapis près du port mais habite à Bruxelles, quartier des Marolles, à deux rues de chez Julie ! Elle nous a montré le métier sur lequel sa mère est  en train de faire un tapis. 


A Éphèse, devant la bibliothèque d'Hadrien, c'est avec une jeune truque née en France, rentrée en Turquie avec sa famille pendant son enfance puis repartie en France pour ses études supérieures que nous avons discuté.

A Izmir, à l'Office de Tourisme, un charmant et érudit employé nous a vanté, dans un français impeccable, les beautés de sa ville et de sa région.

Nous avons  ensuite, dans le Bazar, rencontré un gentil monsieur qui a tenu à nous servir de guide, nous a fourni de très pertinentes explications et nous a fait découvrir une des plus belles mosquées de la ville, datant de la fin du XVIème siècle. Il a appris le français au centre  culturel de la ville, et le parle à merveille, même s'il a été ravi d'apprendre de notre part deux expressions : un "point de vue" et un "centenaire" ;-)




Et pour finir, voici Yusuf Durmus, hôtelier restaurateur à Pamukkale, qui nous a reçus ce soir avec chaleur et humour. Un garçon "cool" qui gère un établissement original et de grande qualité, le "Venüs Otel" (petite leçon gratuite de turc : le "u" avec tréma se prononce "u", le "u" sans tréma se prononce "ou").

Sinon, Michèle m'a lancé un défi que j'ai pu relever hier : voici un chat turc à poils longs !

En réalité, cela n'a pas été très difficile tellement ici les matous sont nombreux. 
En voici par exemple une quinzaine à l'image (nous en avons compté 21 en ce lieu), avec une dame qui venait les nourrir aux abords d'un "otopark" (qui n'est pas un empereur sorti de l'imagination d'Hergé mais bien un parking pour voitures) dans le charmant petit port de Foca, c'est à dire Phocée, d'où il y a 2600 ans des marins sont partis pour fonder Marseille !



dimanche 20 octobre 2013

Clic, Clac, Photo !

Petit florilège recueilli lors de notre visite des somptueuses ruines d’Éphèse.
Bien sûr, on y prend des photos !

Certains mettent des gants, d'autres font du stretching


Mais surtout, on se photographie et l'on se fait photographier dans ce lieu magique !
Les modèles prennent la pause


Les "pros" côtoient les amateurs




Attention, ne passez pas devant l'objectif !

Souriez !



Certains suivent les indications du guide, d'autre mitraillent même en marchant


On utilise la plongée, la contre-plongée



Il y a même des utilisateurs de perches qui déclenchent avec une poire à la main !

On est tout de même tout petit au milieu de ces merveilles !

Même quand on ne photographie pas, on a les "armes à la main" !

Et on contrôle immédiatement le résultat !


Certains toutefois n'ont pas le temps de photographier, car il faut s'occuper des enfants !


Et n'oublions pas la traditionnelle photo de groupe, pour laquelle même la photographe sourit !



vendredi 18 octobre 2013

Un pays en pleine évolution


D'après le guide Hachette Evasion, « la Turquie envisage d'être d'ici 2020 l''un des leaders mondiaux de l'écotourisme ».
Force est de constater que des efforts colossaux sont entrepris.


A l'occasion de nos longues excursions, nous profitons la plupart du temps de routes récentes, souvent très larges et à quatre voies.

Nous voyons également des chantiers de grande envergure.
Nous passons des tunnels dont la date d'ouverture ne dépasse pas 6 ou 7 ans.
Souvent aux abords des villes, grandes ou moyennes, des quartiers nouveaux sortent de terre et prennent d'assaut les collines environnantes.


Près de la côte méditerranéenne, nombreux sont les chantiers créant des aménagements touristiques et des résidences secondaires.
La richesse touristique est évidente. Les sites de ruines antiques recèlent des trésors qu'envieraient volontiers la Provence ou l'Italie. Des zones côtières encore sauvages, des petits ports typiques ont un charme indéniable.


Mais si les agences immobilières sont nombreuses dans ces contrées, il existe aussi de nombreux chantiers abandonnés après les gros œuvre, et que la végétation commence à envahir. La crise mondiale est aussi passée par là !




Par ailleurs, dans écotourisme, il y a éco. Et là également les soucis apparaissent. Même si l'on peut voir des ouvriers ramasser les détritus le long de certaines routes, les bas-côtés restent jonchés de bouteilles et de sacs en plastique. Aux abords des villes et dans les villages – excepté tout de même à Bodrum, cité portuaire « de standing » - il y a pas mal d'ordures visibles. Aussi bien au supermarché que dans la moindre échoppe de bazar, tout s'emballe dans d'innombrables sacs plastique.
Les sites touristiques et archéologiques ne sont pas toujours bien mis en valeur, et les « marchands du temple » sont omniprésents.
Et surtout, cette évolution très rapide bouleverse certainement une société qui est en train de passer de la tradition au mondialisme et à l'économie de marché, et ce en quelques années seulement. On peut avoir des inquiétudes sur l'écart qui va grandir entre une campagne encore archaïque et des villes dont les abords ressemblent déjà à ceux de nos bonnes cités – même si les boutiques sont souvent pus luxueuses ici et les produits présentés de grande qualité.



Le tourisme offre à la Turquie un potentiel énorme. L'aspect écologique est certainement à améliorer.

Mais surtout ces bouleversements aussi rapides et gigantesques, même s'ils sont nécessaires, risquent peut-être de déstabiliser toute une société dans un pays qui, à bien des égards, pourrait se comparer à d'autres nations européennes. Son entrée dans l'Union Européenne ne serait pas une chose impossible au vu du niveau général du pays, mais il est vrai que se posent toujours certains obstacles. Géographique d'abord : peut-on dire que la Turquie est en Europe ? Religieux ensuite, car même si la constitution est laïque la religion musulmane domine ici. S'ajoutent également les questions arménienne et kurde, et l'hostilité du voisin grec. Et même si certaines conditions ont été remplies comme l'abolition de la peine de mort en 2006, le chemin paraît encore long vers une intégration à l'U.E.